Pamukkale, le 31 octobre

par gaelkka

Sur les terrasses blanches de Pamukkale, le ciel et le soleil, la lumière aveuglante des hauts plateaux qui se reflète dans la blancheur du calcaire, la douceur alcaline de l’air ambiant, tout cela n’éclipse pas la beauté qui se dégage, deux mille ans plus tard, de la grande cité de Hiérapolis.

Du le théâtre qui surplombe la ville, à l’organisation sophistiquée avec son kolymbetra, où on peut imaginer des spectacles aquatiques, des naumachies miniatures et des marins succombant au chant des sirènes, à la nécropole au nord-ouest, avec ses caveaux ouverts, ses tumulus à la rondeur apaisante, ce banc situé à proximité pour ceux qui venaient rendre hommage aux ancêtres, à la grande piscine thermale, qui guérit de l’hypertension et de l’ulcère, de la gastrite chronique et des maladies respiratoires, de l’obésité et des rhumatismes, il flotte encore dans la cité antique comme un parfum de douceur de vivre.

Dans la grande piscine thermale, autour des colonnes aux feuilles d’acanthe, une Anglaise obèse en maillot de bain, accompagnée de sa progéniture et son mari, qui arbore sur son mollet, au-dessus de la devise « ENGLAND FOREVER » un lion bariolé ressemblant à s’y méprendre à un gorille, s’ébroue gentiment et glousse en expliquant à un maître-nageur : « Mon fils s’est couvert des CALCIUM ! Vous l’auriez vu, il était tout blanc de CALCIUM ! Je n’ai jamais vu autant de CALCIUM de ma vie ! »

Elle prononçait « calcioum ».

La vie est belle.

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