Istanbul, le 28 octobre

par gaelkka

Un groupe de jeunes freluquets assis à l’autre bout de la terrasse où est servi le petit déjeuner regardent le vieux assis en face de moi en ricanant. Ils ne parlent pas anglais et lorsqu’ils s’expriment en turc, le serveur semble devoir les faire répéter plusieurs fois pour comprendre. Je les imagine originaires des pays en -stan, ils ont l’arrogance mal placée des Russes et la dégaine des provinciaux à blouson noir des années cinquante.

Certes mon voisin de table est au téléphone depuis une demi-heure, et certes il parle dans cette langue homosexuelle qu’est le français à une femme au sujet d’un collier qu’il lui a acheté.

Je les regarde avec insistance. Je ne trouve pas que ce soit une raison.

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